samedi 28 avril 2007

Laura Veirs à La Maroquinerie


J'ai pris un peu de retard dans l'écriture de mes commentaires.
C'est donc plusieurs jours plus tard que je vais laisser un petit résumé sur le concert de Laura Veirs du 24 avril (Festival Les Femmes s'en Mêlent #10). J'aurais préféré le faire plus tôt, car mes impressions auraient été plus fraîches, mais je n'ai pas du tout eu le temps.

J'y suis allée avec un ami qui n'habite pas à Paris et qui est arrivé en voiture vers 20h40.
Il nous fallait encore nous rendre à La Maroquinerie et trouver une place de stationnement.
Bizarrement, lui et moi avons toujours de la chance en voiture, car même sur Paris, nous trouvons toujours assez facilement, de quoi rendre parfois nos amis parisiens jaloux... Nous nous garons donc, disons à 15 m de l'entrée de la salle.

Il est 21h15 quand nous arrivons, le concert est déjà commencé depuis quelques minutes. En effet, nous pensions arriver pour le concert de Marissa Nadler, mais la soirée a pris de l'avance puisque le set d'Ane Brun a été annulé. Tant pis, nous n'aurons pas l'occasion de découvrir ces chanteuses, d'autant plus que le concert de Marissa Nadler me tentait bien.

C'est la première fois pour moi que je me rends dans ce lieu. Je trouve la salle de concert très sympa et intimiste, une grande proximité avec les artistes. Dommage qu'il fasse 40° degrés!
C'est vrai qu'il fait très chaud ce soir là, à un moment je vais même devoir quitter la salle 5 minutes (sur le titre Galaxies) car je commence à me sentir mal.

Nous entrons alors que Laura et son groupe sont en train d'interpréter Pink Light, titre issu de son sixième album: Saltbreakers (troisième signé chez Nonesuch). The Tortured Souls qui l'accompagnent depuis quelques années maintenant se sont rebaptisés Saltbreakers. J'ai lu que ce changement de nom est en partie dû au fait que tout le monde leur demandait pourquoi avoir choisi ce nom de Tortured Souls? C'est vrai, hein, pourquoi?

Cet album est plus pop (rock) à mon goût, plus rythmé. D'ailleurs Laura le dira elle-même au moment de brancher sa guitare électrique pour nous interpréter Phantom Mountain.
A l'image de la pochette de Carbon Glacier, sa musique était auparavant beaucoup plus sombre et mélancolique. J'aime ses 3 albums, mais mon coup de coeur reste Carbon Glacier, album révélation pour moi, que j'ai dû écouter en boucle pendant plusieurs semaines lors de sa sortie. Je dis ça, mais en même temps j'ai vécu la même expérience pour les 2 suivants. Ce qui est bien chez Laura Veirs, c'est qu'elle ne cherche pas à ressembler à qui que ce soit, difficile donc de comparer avec des noms existants. Elle a su créer son univers propre, inspiré de sa première passion: la géologie. Sa musique et sa voix sont sincères et fragiles à la fois.

Je l'avais déjà vu en mars 2005 à La Cartonnerie et l'évolution est flagrante: Laura apparaît plus sûre d'elle, plus à l'aise avec son public.
Même si ses chansons sont plus entraînantes, j'ai trouvé que le public avait tout de même du mal à bouger. Moi-même à ce genre de concert, je préfère être attentive à ce qui se passe sur scène plutôt que de me défouler, mais j'aurais aimé parfois que mes voisins bougent un peu leur tête ou battent du pied... En tout cas, le public est très enthousiaste et applaudit généreusement après chaque morceau.
Nous avons de la chance car Laura nous a interprété des titres issus des trois albums (Carbon Glacier, Year of Meteors, Saltbreakers), elle et son groupe nous offrirons un rappel de trois titres si ma mémoire est bonne!

En bonne groupie que je suis, j'ai réussi à avoir un autographe. Eh oui, je suis comme ça! Tu auras certainement l'occasion de le vérifier par la suite. A bientôt.